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dimanche, le 12 février 2017.

Slowlife#1 : Je passe à 4/5e !

2017 - Semaine 6 : Liferoad

Je réfléchis à l’idée d’ajouter un élément à la bannière du blog, juste là sous le "Liferoad knitting". Un élément simple et visuel, trois mots : métro-boulot-dodo, tous trois barrés d’une belle croix. Parce qu’au final, en dehors du tricot, c’est là l’essence même du blog : vous parler d’un chemin de vie qui a pris l’option "réduire son temps d’esclavagisme moderne autant que faire se peut" - en fonction de certaines contraintes et du respect des autres (impossible de tout quitter pour aller vivre au fond des bois dans une cahute quand on a un enfant en garde alternée, pour ne citer que ça). Chaque personne voulant suivre ce chemin-là le fera donc selon ses propres possibilités et moyens, que ce soit émotionnels, familiaux, financiers ou autre. Je le dis et je le répète, je ne suis pas là pour vous donner des marches à suivre toutes faites, mais, je l’espère, pour faire réfléchir et pourquoi pas inspirer.

Si vous me suivez chaque semaine, vous avez donc déjà compris qu’une de ces choses si importantes que je voulais vous annoncer était... la réduction de mon temps de travail. Je l’ai toujours envisagée, avant même de commencer à travailler en fait, mais plus les années passaient, plus l’éventualité s’éloignait. Le changement de vie que j’ai amorcé il y a bientôt quatre ans me permettait à nouveau d’espérer mais "pas pour tout de suite". Nous avons en effet fait ce choix de vivre sur un seul salaire, pour permettre justement qu’un de nous ait du temps pour cuisiner de vrais repas, faire du pain, des biscuits, entretenir un potager fourni, fabriquer des objets de ses mains, etc. C’était déjà, pour nous, une réelle et belle victoire sur le métro-boulot-dodo et les obligations du système.

J’ai personnellement un travail très énergivore à la fois physiquement et intellectuellement. Au bureau, tout le monde est écrasé par la charge de travail (on fait le boulot de 2 à 3 personnes) et le rythme qui nous est imposé est complètement délirant. J’avoue que, nerveusement, j’ai plusieurs fois craqué dans mon coin en me demandant combien de temps j’allais réussir à suivre et à m’accrocher. Pour des raisons qui me sont propres, changer de travail ne me semblait pas une option pour l’intant. Et, chaque vendredi soir, je voyais le weekend arriver avec soulagement et frustration. Sur les genoux, je savais pertinemment que je n’arriverais jamais à faire la moitié du quart de ce que je voulais, que ce soit pour moi-même, pour ma famille ou pour mon couple. Un mur. Voilà ce que j’avais devant les yeux, un mur noir en béton armé. A nouveau. Malgré tous nos efforts, malgré moi, malgré toutes nos belles avancées, ce foutu métro-boulot-dodo venait encore perturber la force et la belle énergie que nous essayons de créer.

Je me suis levée un énième lundi matin, après une énième insomnie de début de semaine. En me préparant, je réfléchissais à mes projets, mes objectifs, à mon défi des 100 jours, à ce que j’avais réussi à mettre en place depuis le premier jour de 2017. Je ne sais pas comment expliquer ce que j’ai ressenti, mais quelque chose en moi s’est débloqué. Je me suis souvenue que, cette année, je devais recevoir une augmentation salariale, pas de quoi me permettre de perdre 20% de mon salaire, mais... et si...

A peine arrivée au bureau, après avoir cogité tout le trajet, j’ai demandé des simulations de salaire, ensuite, je les ai envoyées à mon compagnon.

Il a fallu moins d’une semaine pour qu’on se décide à franchir le pas. Le temps de faire les comptes, de réfléchir à l’une ou l’autre stratégie, de se projeter sur les trois années à venir.

J’ai introduit ma demande auprès de mon employeur il y a quelques jours, en tremblotant, en tentant de ne pas culpabiliser par rapport au service et à mes collègues.

Si tout va bien, au 1er août 2017, j’entrerai dans le régime de la semaine volontaire de 4 jours et j’aurai l’immense bonheur d’avoir des weekends de trois jours et de rééquilibrer la balance entre les moments passés en famille et ceux passés au bureau.

Evidemment, renoncer à 20% de ce salaire signifie renoncer à des biens matériels. Nous n’avons pas de voiture et c’est clair que nous n’en aurons pas. Nous ne dépenserons pas des centaines d’euros pour partir en vacances. Je devrai compter mes sous avant d’acheter des vêtements ou toute autre objet désiré "pour le plaisir". Je ne collectionnerai ni les sacs ni les chaussures, etc.

Mais, renoncer à 20% de ce salaire, signifie aussi et surtout :

Avoir du temps pour soi
Du temps de loisirs, d’oisiveté, de réflexion. Du temps de création. Du temps pour améliorer et gérer le blog. Du temps pour tricoter. Du temps pour son corps, pour le garder en forme et pour récupérer. Du temps pour prendre le temps d’écrire son histoire.

Avoir du temps pour être moins dépendant
Du temps pour cultiver ses légumes. Pour faire son pain. Du temps pour retaper des vieux objets et en fabriquer d’autres.

Avoir du temps pour être en famille
Rééquilibrer la balance pour ne pas passer plus de temps au bureau qu’avec les gens qu’on aime.

Avoir du temps d’amoureux
Parce que oui, l’amour ça se cultive, ça s’entretient et ça vaut tellement le coup !

Voilà ce qui se profile à l’horizon, du temps pour voir le temps AUTREMENT..

Je décompte les jours en rêvassant à tous les possibles auxquels je tends la main !

NB : parfois tu devineras mon militantisme entre les lignes, parfois je l’afficherai plus clairement, toujours il prendra de multiples facettes "parce qu’il y a tellement à faire". Aujourd’hui, je te dis haut et fort que je suis pour la prise de distance avec la valeur travail telle qu’elle est édictée aujourd’hui, celle qui équivaut à de l’esclavagisme moderne et qui t’éloigne de ce que tu es, de ton essence même et des tiens. Celle qui t’oblige à tenir un rythme tellement effréné que tu n’as plus d’énergie pour toi-même et pour les autres. Je te dis également que je suis pour un éloignement maximal avec la société de consommation, ce qui me permet aujourd’hui de renoncer à une partie de mon salaire en échange d’un peu de temps de VIE et de LIBERTE.

Nessa D.

Commentaire(s)


  • Tu as raison.
    Il vaut mieux se décider quand on est encore jeune pour pouvoir en profiter et vivre sa vie comme on l’entend.
    Toi et ton compagnon, suivez le chemin que vous avez décidé d’entreprendre ensemble en toute connaissance de cause (sans oublier le petit Loulou évidemment).

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